Un pur vaudeville !

Le dépôt de bilan du VHS défraye encore la chronique

Prsident fc vesoul

Le VHS a déposé le bilan, mais ce dossier continue d’empoisonner la vie des ex-salariés et du nouveau club, le FC Vesoul. L’inspection du travail refuse les licenciements et le liquidateur judiciaire fait machine arrière. Les ex-salariés doivent être réintégrés ! Imbroglio.

Les élus locaux et dirigeants du feu VHS s’imaginaient peut-être se débarrasser du bébé avec l’eau du bain. C’est en tout cas l’impression laissée par toutes les décisions prises à la hâte avant l’été. Au mépris, parfois, du bon sens, des textes de lois et des droits des salariés. Un mille-feuille d’erreurs et de décisions à l’emporte-pièce. Le problème avec tant de légèreté, c’est que le boomerang vous revient parfois en pleine figure. On ne déterrera pas les multiples rebondissements du dossier VHS. Mais le dernier épisode en date est le plus sidérant.

L’inspectrice du travail, qui avait effectué une enquête approfondie et une « descente » inopinée au siège vésulien, vient d’invalider le licenciement de Didier Clerval, entraîneur du club. Le liquidateur judiciaire, s’appuyant sur cette enquête, la décision, et l’article L. 1224-1 du Code du travail, a fait machine arrière. Adressant un courrier aux ex-salariés leur demandant de restituer les sommes perçues et de se tourner vers le FC Vesoul, qu’il considère comme leur employeur, pour surseoir à leur réintégration. Ubuesque. Certains l’ont fait.

À notre connaissance, cette décision implique plusieurs joueurs, certains partis sous un autre maillot (Nicot, Prévitali, Gégout, Charpentier, Sagoua…), deux entraîneurs (Clerval et Poinsel) et une secrétaire (en contrat avenir). Une décision rare, voire insolite qui met les salariés, comme le FC Vesoul dans une situation inextricable. « Je ne suis pas un spécialiste du droit du travail, mais on va se renseigner », confie Clément Pommier, président du nouveau-né, le FC Vesoul.

Si des possibilités de recours existent, hiérarchique (devant le ministère du Travail) ou contentieux (devant le tribunal administratif), cette décision met tout le monde dans l’embarras. Le club actuel bien sûr. À cette heure, les salaires courent. Réintégrer tout le monde est économiquement impossible. Assumer une procédure de licenciement aussi (120.000 € environ). Clément Pommier perd d’ailleurs vite son sang-froid devant les conséquences. « Il est hors de question que j’assume ça ou que les nouveaux partenaires essuient les plâtres du VHS ! Aujourd’hui nous avons deux CDD (temps partiel de 24 et 7 heures) pas encore signés et un contrat avenir. Un seul revenu de l’an dernier dépasserait cette masse salariale. Notre budget a été divisé par 4, il y a des subventions que nous n’avons plus. »

« La clef sous la porte »

De là à passer au stade de la mise en garde, il n’y a qu’un pas. « À un moment donné, il faut que les gens prennent leurs responsabilités. Que ce soit les anciens dirigeants ou l’inspection du travail. Sinon, dans trois mois, on met la clef sous la porte et le FC Vesoul n’existe plus ! Je sais que Noël approche mais je ne suis pas le Père Noël. » Pas sûr que les dirigeants actuels aient pris toute la mesure du « cadeau » qu’on leur a laissé…

Mais les victimes sont aussi, et surtout, les salariés. Nous sommes dans un Etat de droits et ils font valoir les leurs. « Je comprends qu’ils se défendent, je n’ai pas d’animosité vis-à-vis de ça. Plusieurs joueurs m’ont appelé, en panique », précise Clément Pommier. Même si, en coulisses, les échanges sont parfois croustillants… Depuis cet été, certains salariés sont dans l’incapacité de se réengager quelque part. Ils ne sont plus rémunérés depuis début août. À l’image de Didier Clerval qui s’était rendu en Normandie pour une possibilité professionnelle et possède encore une opportunité aujourd’hui. Sans pouvoir y répondre.

« Cette situation ne me réjouit pas du tout, elle m’exaspère. Je n’ai plus un seul revenu depuis le 12 août. Je sais très bien que ça met le FC Vesoul dans la difficulté. J’ai même demandé à l’inspectrice du travail d’accepter mon licenciement pour tourner la page », explique le représentant du personnel.

Alors quelles solutions ? Un appel de cette décision (le club a deux mois) ? Une solution amiable entre les différentes parties (cela aurait un coût quand même) ? Un recours contre les anciens dirigeants ? Une intervention des élus ? La page VHS a bien du mal à se tourner. Pas sûr que ça trouble le sommeil de ceux qui se sont exonérés un peu facilement de leurs responsabilités…

Valéry TUAILLON

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